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 les plantes hallucinogènes chamaniques

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San
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MessageSujet: les plantes hallucinogènes chamaniques   Mer 18 Jan - 7:14

Ce post est a titre informatif, je rappelle vivement que ces plantes sont toxiques et certaines sont des stupefiants, donc interdit. Je ne peux mettre le lien du site ou j'ai trouvé la plupart des informations car c'est un site ou l'on peut commander ou du moins faire des echanges de ce type de plantes. Il y a des mineurs sur ce forum, je ne peux donc pas prendre cette responsabilité. Si toute fois vous vouliez ces coordonnés et que vous avez plus de 18 ans et que donc seul votre responsabilité est engagée , demandez moi par mp le lien. Je precise que si dans le doute , par rapport a votre age, je peux refuser de vous le donner

le Soma permet de connaître la sagesse divine et donne l’accès au savoir absolu lors de rites chamaniques.substance considérée comme sacrée provenant probablement d’un champignon hallucinogène, l’Amanite muscaria (plus connue sous le nom d’amanite tue-mouche)
dit Amanita

Définition du Larousse
Champignons à lamelles, ayant un anneau et une volve, très commun dans les forêts de l'hémisphère nord et dont certaines espèces sont vénéreuses (amanites tue-mouches ou fausse oronge) ou mortelles (amanites phalloïde) et d'autres comestibles (amanite des césars ou oronge vraie)

Informations
L'amanite L. dont l'espèce étudiée ici est l'Amanita muscaria ce qui signifie Amanite tue-mouches. Elle fait partie de la famille des Amanitacées et on la retrouve le plus principalement dans l'Europe, l'Afrique, l'Asie et l'Amerique.

Description
L'amanite muscaria est un joli champignon qui pousse généralement sous les bouleaux jeunes, les pins et les pins pignon. Il peut atteindre 20 à 23cm de haut. Son chapeau hémisphérique devient presque plat à maturité et mesure alors entre 8 et 20cm et diamètre. Il existe trois variétés d'amanite tue-mouches :
· la première a un chapeau rouge sang aux verrues blanches et pousse en Europe et dans le nord-ouest de l'Amerique
· la seconde avec son chapeau jaune ou orangé et ses verrues jaunâtres pousse a l'ouest et au centre de l'amérique du Nord
· la troisième, entièrement blanche pousse dans l'Idaho.
Le pied cylindrique renflé à la base est blanc, épais de 1 à 3cm. Son anneau blanc jaunâtre est bien visible. Ce champignon, sans doute le plus ancien hallucinogène de l'histoire de l'humanité, a été assimilé au soma de l'Inde ancienne
Signification culturelle
Ce champignon est utilisé plus principalement pour son ivresse chamanique qu'il procure. On l'utilise donc lors de cérémonies religieuses et thérapeutiques. Différents peuples l'utilise : les peuples finno-ougriens en Sibérie de l'est et de l'ouest ; les peuples athabascans d'Amerique du Nord.

Composition chimique
Le muscimol est consideré comme le principal psychoactif, une dose de 10-15 mg en prise orale étant suffisante. L'acide iboténique est aussi psychoactif mais à des doses 5 à 8 fois plus élevées que le muscimol. Les autres subtances chimiques sont présentes à l'état de traces et ne peuvent avoir d'effet psychoactif. La composition chimique de l'Amanite n'est pas encore totalement comprise mais on peut considérer ces substances comme les plus importantes :
· Muscimol : Il agit sur les recepteurs GABA, il inhibe la communication entre les neurones. Il provoque une activité cérébrale ciblée dans le cortex, l'hippocampus et le cerebellum. Il perturbe la reception des informations dans le cerveau, dérègle la coordination espace/temps et desynchronise les fonctions "moteur". Il serait responsable des effets délirogènes/hallucinogènes.
· Acide Iboténique : C'est un puissant neurotoxique (qui a provoqué des lésions cérébrale sur des rats auquels on en avait injecté). Il active les récepteurs NMDA. Il serait responsable des effets sédatifs.
· Muscarine : Elle agirait en parallèle avec le muscimol comme psychoactif mais il semblerait qu'elle soit bloquée lors de la digestion.
· Acide 1,2,3,4-tetrahydro-I -methyl-B-carboline-carboxylique : Cet acide bien que présent en petite quantité, possède des propriétés similaires à la P-carboline, que l'on trouve dans la liane Banisteriopsis.
· Enfin d'autres substances non-psychoactives : L'acide stizolobinique, la choline, l'acethylcholine et la "muscaradine" une subtance mystèrieuse non repertoriée jusque là...

Préparation des amanites tue-mouches
Un ou plusieurs champigons sont consommés après avoir été sechés au soleil ou grillé au dessus d'un feu. Un extrait peut être mélangé avec de l'eau puis bu. On le mélange aussi au lait de renne, ou du jus de Vaccinium oliginosum ou Epilobium angustifolium. En Sibérie l'urine de personne intoxiquées peu être bu rituellement.
Effets / Contre effets
"Celui qui a absorbé le champignon est paisiblement assis, il se balance doucement d'un coté à l'autre, il prend part à la conversation familliale. Soudain ses yeux se dilatent, il commence a gesticuler convusilvement, parle avec un partenaire invisible, chante et danse. Puis survient une nouvelle période de calme" raconte Albert Hofmann.
· Visions colorées
· macroscopie
· ferveur religieuse
- sommeil profond - euphorie - nausée - intoxication
Doses
· Faible : 1 à 5 grammes
· Normal : 5 à 10 grammes
· Fort : 10 à 30 grammes
Culture
Le champignon pousse dans les régions montagneuses du sud du Mexique et du Guatemala
Intoxication
(source : Toxic Affair)
Il s'agit d'une intoxication complexe car les substances toxiques présentes dans ce champignon sont nombreuses, elles se concentrent principalement sous la cuticule (peau) du chapeau. L'intoxication semble s'organiser en deux volets successifs qui font chacun intervenir une ou plusieurs substances de structures voisines ou non.
Tout d'abord la muscarine (voir inocybe de Patouillard pour la description détaillée du syndrome muscarinien), va provoquer des troubles gastro-intestinaux banals, des sueurs, une salivation abondante, une bradycardie et un myosis (rétraction de la pupille). Cependant, cette substance n'est présente qu'en très faible quantité dans ce champignon, aussi n'observera-t-on que les symptomes assez atténués du syndrome muscarinien.
Dans un second temps, d'autres substances psychotropes, vont provoquer une intoxication plus franche, caractéristique de l'amanite tue-mouches. Il s'agit notamment d'un alcaloïde indolique que l'on retrouve dans les venins de batraciens : la bufoténine, mais aussi de molécules voisines : du muscimol, de l'acide iboténique et de la muscazone. Toutes ces substances sont des produits psychodysleptiques qui sont les vrais responsables de la l'intoxication à la fausse-oronge. Le tableau clinique est caractérisé par une agitation délirante au cours de laquelle le visage du sujet s'illumine, l'expression est hilare, mais elle peut faire place à des accès de colère. Ainsi on peut avoir des manisfestations bruyantes et démonstratives, avec cris et injures à l'appui, tout à fait comparables à celles observées au cours de l'ivresse. A cela s'ajoutent des hallucinations auditives et visuelles avec visions colorées et dédoublements d'objets, la marche est titubante. Parfois, une excitation aphrodisiaque et érotomaniaque viendra compléter ce tableau. Plus rarement le délire pourra être beaucoup plus calme et sans excès. Ensuite, le malade tombe dans un état de stupeur qui précède le sommeil. Au réveil le sujet ne garde généralement qu'un souvenir confus de ce qui s'est passé.
Il est à noter que les substances toxiques renfermées par la fausse-oronge se concentrant sous le chapeau, un épluchage et une cuisson prolongée peuvent atténuer grandement la toxicité de cette amanite, qui est parfois consommée sans entraîner de troubles particuliers.

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MessageSujet: Re: les plantes hallucinogènes chamaniques   Jeu 19 Jan - 0:39


l’iboga, plante hallucinogène contenant un principe actif, l’ibogaïne, proche du LSD 25 et dont la consommation est liée à des cérémonies initiatiques et à un culte qui contribue encore puissamment à la résistance indigène devant la pénétration chrétienne et islamique.
L’iboga est utilisé comme hallucinogène dans un contexte religieux, particulièrement dans le culte bwiti. Il sert à interroger les ancêtres et le monde des esprits, permettant par là d’assumer mieux la mort.
Tabernanthe
Informations
Le Tabernanthe dont l'espèce étudiée ici est le Tabernanthe Iboga que l'on trouve sous le nom d'Iboga fait partie de la famille des Apocynacées et on le trouve plus principalement dans les régions tropicales de l'Afrique de l'ouest
Description
On le trouve le plus souvent dans le taillis des forêt mais aussi chez les indigènes. Il mesure environ 1 à 1,5m. De nombreuses petites fleurs poussent en groupes de 5 à 12, elles sont jaunâtres rosées ou blanchâtres tachetées de rose. Le latex de couleur blanche de la plante dégage une odeur nauséabonde. Les fruits de la plante quant à eux peuvent atteindre la taille d'un raisin. On l'utilise comme plante divinatoire et initiatique.
Le but de l'initiation étant, entre autres, de débarrasser l'individu de tous les blocages socio-psychologique accumulés durant l'enfance, afin de rendre l'adulte libre de ses choix à venir. L'initié est un individu non déterminé, libre. La tabernanthe Iboga est un enthéogène archétypal. Son voyage est orienté vers le passé; le nôtre propre, jusqu'à la naissance, puis celui du groupe dont on est issu, puis celui du monde et de l'univers, selon le dosage, l'intention et la capacité de chacun.
Signification culturelle
C'est dans le culte du Bitwi qu'elle est utilisée. On dit qu'elle permettrait de communiquer avec les esprits et de se reconcilier avec la mort
Composition chimique
Cette plante contient environ une douzaine d'alcaloïdes différents dont le plus important est l'ibogaïne.
Préparation de l'iboga
Ce sont les racines qui sont ingérée apres les avoir fait macérer dans du vin de palme
Effets / Contre effets
· visions
· paralysie
· hallucinations
Doses
(source: iboga.com)
· faible dose :flashes lumineux, persistance rétinienne, décomposition visuelle du mouvement.
· dose moyenne (10g de poudre de racine sèche) : flashes lumineux, persistance rétinienne, décomposition visuelle du mouvement, difficultés ambulatoires, effets régressifs (mise en relation d'événement passés et présent, nouvel éclairage du présent),
· forte dose : flashes lumineux, persistance rétinienne, décomposition visuelle du mouvement, difficultés ambulatoires, visions multisensorielles régressives, visions onirique archétypales.
Attention une forte dose peut entrainer la paralysie, voir même la mort (assez rare) !
Iboga et toxicomanie
Au début des années 1960, un jeune américain Howard LOTSOF, au cours d'une drogue-partie avec quelques amis, proposa à six d'entre eux l'essai d'une dose unique - environ 500mg - d'ibogaïne. Bien que l'intérêt pour l'ibogaïne puisse avoir démarré avec cette drogue-partie, étant donnés les effets particuliers de l'ibogaïne, il devint rapidement évident qu'elle n'était pas une substance appropriée pour de telles séances. Il s'en suivit une période de tâtonnements de six mois pour établir que la dose efficace d'ibogaïne était de l'ordre de 1 mg/Kg à 19 mg/Kg à la fois chez les sujets toxicomanes ou non toxicomanes. Cinq d'entre eux abandonnèrent complètement l'usage des drogues pendant au moins six mois, autant qu'il fut possible de les suivre.
Pour en savoir plus, lire l'article sur iboga.com

Bwiti

Le Bwiti est une religion d'origine Gabonaise, indissociable de l'iboga (voir dossier spécial), qui tient une place primordiale dans les rituels d'initiation. On nomme Bwiti aussi bien le culte cérémoniel que l'enseignement lui-même. L'aspect proprement religieux est surtout revendiqué par l'ethnie des Fang, qui peuple le Gabon et la Guinée équatoriale. Au départ pourtant le Bwiti se voulait être une religion interethnique, universelle. Mais la hiérarchie et le prosélytisme des Fang changèrent quelque peu la donne.

Avant le 20eme siècle les Fang étaient les adeptes d'un culte mortuaire ancestral bien à part, le Byeri, puis, sous l'influence de la surprenante Iboga, créèrent une hiérarchie et un enseignement spirituel complémentaire au rituel initiatique, très proche du christianisme, dans les années 40. On peut dire qu'ils usurpèrent quelque part leur image de gardiens de l'Iboga, puisque l'on attribue ce titre généralement à l'ethnie sud Gabonaise des Mitsogho. Mais ils ont eu la décence de ne pas modifier la langue utilisée lors des rituels. Malgré toutes ces précisions, l'origine exacte des cultes est constamment soumise à interprétation puisque les mouvances des ethnies sont, encore aujourd'hui, extrêmement difficiles à suivre.

Nombreux sont les Fangs qui furent convertis au Catholicisme, sous la pression des missionnaires à l'esprit colonial, et bientôt la pratique du Bwiti fut condamnée et l'importation d'Iboga sévèrement réglementée. Reclus sous forme de sociétés secrètes, les rituels familiaux et extatiques disparurent peu à peu du quotidien des ethnies, et ébranlèrent les fondements sociaux des Fang, pour qui le culte Bwiti était d'une grande utilité. Le seul endroit ou le Bwiti se perpétuait, c'était sur les chantiers urbains modernes ou les différentes ethnies se rencontraient et pouvaient continuer à échanger. Ainsi les travailleurs revenaient au village et colportaient une forme nouvelle de Bwiti, pluriethnique cette fois. A cette occasion le Bwiti s'est répandu des les pays frontaliers, notamment au sud du Cameroun.
(source: André Mary, Encyclopédie des Religions)

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MessageSujet: Re: les plantes hallucinogènes chamaniques   Jeu 19 Jan - 1:03


mescaline, principe actif du
Peyotl, cactus consommé au Mexique par les Indiens Huicholes, mais aussi de l’Epéna, poudre hallucinogène préparée à partir d’un arbre, le Virola, et consommée par les chamans brésiliens waika.

Définition du Larousse
Alcaloïde hallucinogène extrait d'une cactacée mexicaine, le peyolt
Produits, origine, propriétés générales
La mescaline est l'un des plus vieux produits psychédéliques, il est tiré du Peyolt , un cactus mexicain autrement appelé L ophora Williamsii ou Anhalonium Lewinii, on peut aussi le trouver dans le San Pedro Ce cactus ressemble a un caillou et peut être difficile à trouver, sauf au moment de la floraison. Il est répandu dans le sud-ouest des Etats-Unis et au Nord du Mexique, dans des endroits secs et rocheux. La mescaline est principalement contenue dans les excroissances du sommet du cactus dénommées « boutons de peyotl ». Il faudra habituellement 12 boutons pour avoir un trip a la mescaline. Ils peuvent être mangés au infusés dans un thé.
La préparation pour consommation est plus ou moins élaborée, les boutons pouvant être directement ingérés. Sinon, les extrémités du cactus sont trempées dans le méthanol pendant une journée, puis filtrées et acidifiés. Après évaporation de l'alcool, la mescaline est extraite par du chloroforme. Une méthode moins sophistiquée consiste à cuire le peyotl dans un autocuiseur. Certaines préparations sont enveloppées dans des capsules de gélatine. Le cactus contient en moyenne 6% de mescaline. La molécule de mescaline a une structure voisine de celle de l’amphétamine, et a servi de base à une famille de dérivés, dont le plus connu est la MDMA. La molécule est la 3, 4, 5-trimethoxyphenethylamine.
Historique
Le peyotl sert depuis des siècles aux cérémonies religieuses des Indiens du Mexique. Les extrémités de la plante ont été consommées par les chamans, puis au début du 19ème siècle par les Apaches, les Kiowas et les Commanches qui la mâchait au début de leurs rituels religieux. Ces pratiques sont toujours en vigueur et ont été intégrées aux pratiques chrétiennes. Les premières études pharmacologiques sur le peyotl datent de 1888 et ont été menées par Lewin et Henning puis par Mitchell . La mescaline a été identifiée comme principe actif majeur de la plante par un chercheur allemand en 1896 , mais sa structure n’a été élucidée qu’en 1919. L’utilisation est peu répandue, limitée, mais théoriquement interdite.
Effets
Ils peuvent durer environ 10 à 12heures mais cela varie selon les personnes
· hallucination
· augmentation tension arterielle
· palpitation
· euphorie
· augmentation de la perception sensorielle
· nausées
· trouble de la concentration
· dilatation des pupilles
· ...

Doses
· Faible : 100 milligrammes
· Light: 100 à 200 milligrammes
· Normal : 200 à 300 milligrammes
· Fort : 300 à 500 milligrammes
· Intense : + de 500 milligrammes
Propriétés physiopharmacologiques
La dose hallucinogène semble être de 200 à 500 mg, ce qui, comparé à l’efficacité de quelques dizaines de microgrammes de L.S.D., témoigne de la faible activité de cette drogue.
Il existe peu d'études du métabolisme de la mescaline. Les études sur volontaires sains ayant reçus 350 mg IV ont montrées des niveaux plasmatiques de 15 mg/l à 15 minutes déclinant à 2 mg/l après 2 heures. La demi-vie est de l'ordre de 6 heures. La plus grande partie est éliminée par les urines .La mescaline donnée à des volontaires sains produit une psychose proche de la schizophrénie . Les changements du comportement au cours de l'intoxication sont dus à une hyperactivité cérébrale produite par une action stimulante sur la dopamine et la sérotonine .
Toxicologie et effets divers
Aucun cas d'overdose mortelle n’a jamais été rapporté, et les complications graves sont exceptionnelles . Les accidents sont, comme pour les autres hallucinogènes, la conséquence de l’état de conscience altérée des consommateurs. La toxicité somatique de la mescaline est faible, et sans commune mesure avec celles des composés de synthèse dérivés, dont la MDMA, actuellement largement utilisés. La mescaline et le peyotl sont dans nos sociétés européennes des sujets de curiosité plus que d’inquiétude, et leur usage est resté ancré en Amérique du Nord. Les hallucinations que provoque leur consommation doivent rendre prudent, l’altération de l’état de conscience étant lui bien réel. C’est a priori le seul danger auquel s’expose le consommateur.
Source : M. SITBON et R. TROUVÉ
Conclusion
La consommation de mescaline n’est pas un problème en Europe, toutefois, les propriétés hallucinogènes du produit se doivent d’être signalées et prises en compte. De même, il est intéressant de constater que de cet hallucinogène ont été dérivés des psychostimulants puissants.


Lophophora williamssi, peyroti
Toutefois, on retiendra que le peyotl, cactus d’Amérique du sud, représente le prototype des hallucinogènes américains remplissant la triple fonction religieuse, thérapeutique et initiatique. Aussi est-il à l’origine d’un culte et de cérémonies chamaniques encore actuellement auprès d’une quarantaine de tribus des Etats-Unis et du Canada.
D’après l’expérience indienne huichiole, la mescaline procure un sentiment de bien-être et donne lieu à un jeu kaléidoscopique de visions brillantes et colorées. Mais, pour l’usager, le peyotl représente toujours Dieu sur terre, un messager divin, raison pour laquelle la valeur thérapeutique qu’on lui accorde est liée à son rôle de sacrement religieux. Aussi, certains Indiens soutiennent qu’une bonne utilisation du peyotl rend superflus les autres médicaments, ce qui explique sa grande diffusion aux Etats-Unis.
Lophophora
Définition du Larousse
Plante cactacée non épineuse du Mexique dont on extrait un alcaloïde hallucinogène très puissant la mescaline
Informations
Le Lophophora dont l'espèce étudiée ici est le Lophophora williamsii que l'on connait plus sous le nom de Peyotl fait parti de la famille des Cactées et on peut le trouver plus principalement dans les régions du Mexique ou au Texas.
Description
Deux espèces de Lophophora se différencient par leur morphologie et leur composition chimique. Dans les deux cas, il s'agit d'une petite plante sphérique sans épines, vert grisâtre ou bleuté. Sa tête juteuse et charnue, porteuse de chlorophylle, aussi appelée couronne, a une structure radiale de 5 à 13 côtes arrondies. Les indiens font sécher cette couronne coupée pour l'utiliser comme hallucinogène. Ce petit disque sec est appelé 'bouton à mescal' ou 'bouton de peyotl'.
Ce cactus est généralement bleu vert et contient jusqu'a 30 alcaloïdes, essentiellement de la mescaline, ainsi que des phénéthylamines et des isoquinolines. L. diffusa a une couronne gris-vert, parfois même vert jaunâtre et ses côtes aux sillons sinueux sont peu définies. Les deux espèces de Lophophora poussent dans les endroits les plus secs et les plus caillouteux des régions desertiques, affectionnant un sol calcaire. Lorsqu'on retire la couronne, le cactus produit souvent de nouvelles têtes.
Les effets hallucinogènes du peyotl sont forts, provoquant des visions kaléidoscopiques brillament coloérées. L'ouie, le toucher et le goût peuvent également être altérés. L'ivresse connait deux stades successifs : d'abord survient une période de contentement et de sensibilité aigue. Elle est suivie d'une paresse musculaire accompagnée d'un grand calme intérieur. L'attention se détache du monde extérieur pour laisser place à une concentration méditative.
Signification culturelle
Signification religieuse et mythologique lors de rituels thérapeutiques. Aux etat-unis, l'emploi du peyotl est devenu un rituel basé sur la quête d'expériences visionnaires.
Composition chimique
Le peyotl contient jusqu'a 30 alcaloïdes différents de type tétrahydroisoquinoline. La triméthoxyphényléthylamine, mieux connue sous le nom de mescaline, est le principal composant hallucinogène.
Préparation des peyotl
Le cactus peut être consommé cru, séché, en purée ou en infusion. Pendant une cérémonie, on consomme entre 4 et 30têtes.
Effets / Contre effets
Ils peuvent durer environ 10 à 12heures mais cela varie selon les personnes
· hallucination
· augmentation tension arterielle
· palpitation
· euphorie
· augmentation de la perception sensorielle
· nausées
· trouble de la concentration
· dilatation des pupilles

Doses
· Faible : 100 milligrammes
· Light: 100 à 200 milligrammes
· Normal : 200 à 300 milligrammes
· Fort : 300 à 500 milligrammes
· Intense : + de 500 milligrammes
Mescaline
L'ingrédient psycho-actif le plus important du Peyote est le mescaline. Il peut prendre un peu de temps avant qu'on sentira l'effet. Après, on peut avoir un des expériences le plus divine et belle de sa vie.
Mescaline est un peu comme LSD-25, mais elle est plus douce, coloré et agréable. On expérience la divinité de la nature. Parfois on peut voyager par espace et temps ou communiquer avec son propre esprit. L'expérience totale prend entre 6 et 12 heures. Les défonces de Peyote sont plus fortes que ceux de San Pedro, mais la nausée en avant est plus forte aussi.
Les substances actives dans le Peyote cactus sont la mescaline (3,4,5- trimethoxy-B-phenethylamine), tyramine, hordinenine, anhalaninine, anhalonidine, pellotine, N-Methylmescaline, N-Acetylmescaline, O-Methyllanhalonidine et Lophophorine.
Contre indication
On peut comparer l'effet du Peyote cactus avec un état psychotique. C'est pourquoi il est très dangereux d'aller dans la rue. Si vous prenez Peyote, prenez soin d'être dans un environnement tranquille et connu. Ne jamais en prendre seul et prenez soin qu'il y a une personne expérimentée et sobre pour prévenir des accidents. Si le voyage, la transe se passe mal le Seresta ou le Valium peut aider.
Lois
France : contrairement à beaucoups d'autres cactus qui sont tolérés à but ornemental, le lophophora williamsii est illégal en France même à but ornemental.

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MessageSujet: Re: les plantes hallucinogènes chamaniques   Jeu 19 Jan - 1:03


Banisteriopis, préparation du caapi ou yagé il existe une liane aux propriétés hallucinogènes dont les Indiens pensent qu’elle libère l’âme du corps, celle-ci pouvant alors errer librement sans entrave et regagner son enveloppe charnelle lorsqu’elle en a envie. Cette plante hallucinogène est une vigne du genre Banisteriopsis qui contient deux alcaloïdes proches du LSD, l’harmine et l’harmaline proches aussi de la mescaline. Il existe de nombreuses espèces connues de Banisteriopsis et l'utilisation de cette vigne par les natifs est attestée jusqu'en Amérique Centrale, une des espèce pousse même dans le sud-est des Etats-Unis, mais son emploi n'a pas été signalé dans cette région.
Le nom indien du breuvage préparé à partir de cette liane est yagé ou yajé en Colombie, ayahuasca (en quechua: "vigne des morts") en Equateur et au Pérou et caapi au Brésil. Le breuvage contient souvent plusieurs espèces de vignes Banistériopis ainsi que d’autres espèces hallucinogènes contenant du diméthyltryptamine comme la Psychotria par exemple. La liane de l’âme illustre sa capacité à libérer l’esprit car elle détache l’individu de la soumission au quotidien et l’introduit dans les royaumes merveilleux que les Indiens considèrent comme la seule réalité.

Banisteriopis

Informations

Le Banisteriopsis dont l'espèce étudiée ici est le Banisteriopsis caapi qui signifie Quaparier des galibis, on connait surtout le breuvage du nom d'Ayahuasca qui en est composé. Il fait parti des Malphigiacée et on le trouve le plus souvent dans les régions tropicales au nord de l'Amérique du Sud ou dans les Antilles.

Description

Ces lianes géantes de la forêt vierge sont l'ingrédient principal d'une importante boisson hallucinogène, l'ayahuasca, consommée lors de rites dans l'ouest de la vallée de l'Amazone et par des tribus isolées du versant Pacifique de la Colombie et de l'Equateur. La décoction d'écorce de B. caapi et de B. inebrians, faite à l'eau froide ou par longue ébullition, peut se boire telle quelle ou avec divers additifs, entre autre des feuilles de Diplopteris cabrerana ou oco-yajé et de Psychotria viridis.
Les deux espèces de Banisteriopsis ont une écorce lisse et brune. L'inflorescence se compose de plusieurs petites fleurs allant du rose au rose foncé. Le B. inebrians se distingue du B. Caapi par ses feuilles plus epaisses, plus fines et ovales et par la forme de samare. La liane contient des inhibiteurs de MAO : harmaline, harmine, etc

Signification culturelle

Bu en général au cours de cérémonies religeuses comme celle des Tukano de Colombie, appelée Yurupari, qui célèbre l'entrée des garçons dans l'âge adulte. Les Jivaros croient pouvoir communiquer avec les ancêtres grâce a l'ayahuasca. La drogue permettrait aussi à l'âme de quitter son corps et de voyager librement.

Composition chimique

L'activité hallucinogène est surtout due à l'harmine, le principal alcaloïde de type beta-carboline présant dans les végétaux. Les effets de cette boisson amère et nauséeuse varient entre l'ébriété agréable sans effets secondaires et des réactions violentes provoquant des vomissements. Se manifestent généralement par des hallucinations colorées, l'ivresse se termine par un sommeil profond, peuplé de rêves.

Préparation des banisteriopsis

Il agit comme inhibiteur de MAO, qui signifie qu'il inhibe le catabolisme de certaines substances dans le cerveau, comme le psilocybine des champignons magiques et le DMT des plantes comme mimosa hostilis, psychotria viridis et phalaris arundinacea. Il renforce l'effet des champignons et rend effectif le DMT pris par la bouche. La combinaison d'un inhibiteur de MAO et du DMT est appelée 'ayahuasca'.
L'écorce trempée dans de l'eau froide ou bouillante peut s'absorber seule ou avec des additifs, le plus souvent les feuilles de B. rusbyana (Diplopterys cabrerana) et de Psychotria viridis, qui varient ses effets. Elle peut aussi être machée.
D'après de récentes observations faites dans le nord de l'amazonie, la plante est aussi utilisée comme poudre à priser.

Effets / Contre effets
· hallucination
· nausées
· sommeil
· rêve

Doses

Le dosage varie, il faut savoir que la Banisteriopsis n'est pas la seule plante utilisée lors de la préparation de l'ayahuasca. Vous pouvez regarder les addifits présant de le menu de cette fiche.

Contre indications

Il ne faut pas réaliser un breuvage d'ayahuasca si vous prenez des anti-dépresseurs comme le Prozac ou la Sératonine, cela pourrait entrainer des effets très dangereux pour la personne. Il ne faut pas non plus, consommer ce breuvage avec de la MDMA, MDA ou d'autres dérivés de l'amphétamines et ne pas avoir mangé de la nourriture contenant de la tyramine comme les yahourts par exemple. (voir Aliments à eviter avec les IMAO* )
Il est donc conseillé de prendre ce breuvage agen ou alors de manger des fruits ou/et légumes.

Lois

L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), sur avis de la Commission nationale des stupéfiants et des psychotropes, a proposé le classement comme stupéfiants de la liane géante Ayahuasca ainsi que plusieurs autres plantes et substances entrant dans la composition de la boisson appelée ayahuasca, en raison d'une utilisation à des fins hallucinogènes. Cette mesure fait l'objet d'un arrêté publié au Journal officiel du 3 mai 2005.
Banisteriopis caapi, également appelé Ayahuasca, est une liane géante aux propriétés hallucinogènes utilisée essentiellement en Amazonie, en médecine traditionnelle ou lors de rites initiatiques ou religieux. L'" ayahuasca " est aussi le nom donné à une boisson (infusion, macération ou décoction) préparée à base d'Ayahuasca ou de plantes similaires. L'Ayahuasca contient des principes actifs tels que l'harmine, l'harmaline et la diméthyltryptamine (DMT) qui sont à la base du pouvoir hallucinogène de la plante. Sa toxicité chez l'Homme consiste essentiellement en des effets hallucinogènes et une altération profonde de l'état de conscience associés à des troubles digestifs (nausées, vomissements, diarrhées), neurovégétatifs (sudation, vertiges, tremblements) et cardiaques (tachycardie, HTA).
En France, l'Ayahuasca ainsi que les plantes possédant des propriétés similaires ne sont pas d'usage courant. L'utilisation de cette plante tend néanmoins depuis quelques années à se développer en Europe, hors du cadre traditionnel initial, au sein de populations particulières (associations sectaires, séminaires) ou par la voie de sites Internet proposant l'achat de cette plante.
Dans ce contexte, l'examen des données actualisées effectué par la Commission nationale des stupéfiants et des psychotropes montre que l'Ayahuasca possède des effets psychoactifs et un potentiel d'abus avéré. Il a également été mis en évidence que cette plante est neurotoxique chez l'Animal et entraîne des effets somatiques importants.
Au vu de ces éléments, sur avis de la Commission nationale des stupéfiants et des psychotropes réunie en décembre 2004 et sur proposition de l'Afssaps, ont été inscrites sur la liste des stupéfiants :
· la plante Banisteriopsis caapi (" Ayahuasca ") ainsi que d'autres plantes pouvant faire l'objet d'une utilisation similaire (Peganum harmala, Psychotria viridis, Diplopterys cabrerana, Mimosa hostilis, Banisteriopsis rusbyana),
· des substances entrant dans la composition de la boisson appelée ayahuasca : harmine, harmaline, tétrahydroharmine, harmol et harmalol. La diméthyltryptamine (DMT) figure déjà sur la liste des stupéfiants


*Aliments à eviter avec les IMAO
La tyramine peut être trouvée dans de nombreux aliments, c'est elle qui joue un rôle dans la pression sanguine, associée a des IMAO sa desctruction est inhibée et cela peut provoque une hypertension artérielle. La tyramine est naturellement présente dans plusieurs aliments riches en protéines. Elle apparaît aussi au cours de la fermentation, du vieillissement ou du marinage de certains aliments. En général, cette substance est neutralisée par l'organisme, mais chez certaines personnes elle ne l'est pas et peut provoquer des effets secondaires comme la migraine. Les maux de tête causés par la tyramine surgissent parfois immédiatement après l'ingestion d'un aliment, mais ils peuvent aussi se manifester jusqu'à 12 heures après.
Petite explication
Avant d'atteindre la circulation sanguine, toute les substances absorbées passe par une sorte de filtre que l'on appele 'La Barrière Hépatique' qui ensuite le permet leur passage dans le foie. A l'entrée de cette barrière de nombreuses enzymes attendent les substances dont la MAO-A. La tyramine est a la fois catabolisée par les MAO-A et la MAO-B mais c'est la MAO-A qui est plus importante car elle la catabolise a environ 75% Vous comprendrez donc qu'un inhibateur de MAO-A inhibera la destruction de la tyramine et pourra être dangereux au niveau de la pression sanguine

Voici la liste des différents aliments a eviter

· Boisson comme le Chianti (vin) et le vermouth. La consommation de vin blanc/rouge/rosé en dessous des 120ml ne présente que peu de risque. La bière aussi ne doit pas être consommée sauf a des doses en dessous des 120ml. Le whishy ou l'elixir de chartreuse ne doit non plus pas être associé avec IMAO. Les boissons non-alcoolisée peuvent aussi contenir de la tyramine (à eviter)
· Peau de banane , un rapport d'expérience concernant les bananes lors de leur consommation cuite (banane verte cuite avec la peau) a indiqué que la banane (pulpe) contenait environ 7 µg/g de tyramine alors que la peau de la banane en contiendrait 60 µg/g et 700µg de tyramine et de dopamine respectivement
· Cosses d'haricot , il contiennent de la dopamine et non de la tyramine mais cela pourrait provoquer des interactions
· Fromage , il contient de la tyramine, cela dépend de la variété mais vaut mieux les eviter.
· Poisson , les poissons frais n'interagissent pas si ils sont consommés rapidement et qu'ils ne sont pas stockés trop longtemps. Tout autre genre de poisson peut contenir en grand taux de tyramine
· Ginseng , certaines préparations de ginseng peuvent provoquer des maux de têtes ou d'autres interactions
· Protéines , il faut eviter les extraits de protéines en poudre qui peuvent contenir beacoup de tyramine
· Viande, toutes les viandes qui ne sont pas fraiches, le foie, les peperonni, le salami contiennent beacoup de tyramine
· Soupe, levure, harengs, pomme de terre, choux etc...

Liste des aliments a utiliser avec précaution
· Les avocats
· La caféine
· Crème, yahourt
· Noix, cacahuète
· Sauces

Liste des aliments dont on ne sait pas assez pour les interdire
· les anchois
· la betterave
· ébrèche avec du vinaigre
· le coca-cola
· le café
· le maïs, bonbon
· le fromage blanc
· le fromage fondu
· les concombres
· l'oeuf, bouilli
· des figues, en boîte
· des poissons, en boîte
· champignons
· ananas, frais
· des raisins secs
· des sauces salade
· des escargots
· jus de tomates
· levure

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MessageSujet: Re: les plantes hallucinogènes chamaniques   Jeu 19 Jan - 1:18


Datura Dans les écrits sanskrits et chinois, le Datura Metel est signalé comme hallucinogène sacré. Il est utilisé selon la dose, en médecine traditionnelle, dans le rituel religieux et pour son ivresse récréative.
Ainsi, en Chine, mélangé à du vin et à du cannabis, ce psychotrope servait d’anesthésique pour les petites interventions chirurgicales. De même, durant toute la période sanskrite, la médecine indienne se servit de Datura Metel pour soigner les troubles mentaux, les fièvres, les tumeurs, les maladies de la peau et la diarrhée. Il est même possible qu’en Grèce, les prêtres d’Apollon se soient mis en état de prophétiser à l’aide de cette plante car les espèces de datura sont nombreuses en Europe.

Définition du Larousse

Plante à fleurs roses ou blanches en cornet, très toxique et dont certaines espèces sont ornementales ou médicinales (stramoine)

Etymologie

Le mot datura vient d'une modification de Tatorha qui était le nom arabe de l'une des espèces de datura

Description

Les Datura contiennent les mêmes alcaloïdes que les autres solanacées de la même famille (belladone, jusquiame, mandragore) : de la hyoscyamine et de grandes concentration de scopolamine. La météloïdine est un alcaloïde secondaire caractéristique de D. metel.
Cette plante annuelle d'environ 1,2 m de haut possede plusieurs tiges fourchues, rameuses et lisses. Ses feuilles vert fonce sont grossierement dentees. Les fleurs en entonnoir a 5 lacinules sortent dressees des aisselles. Celle de l'espece commune sont blanches. La variete Tatula presente des fleurs violettes.
Ce sont les plus petites fleurs entre les Datura spp. (6 a 9 cm de long). Les fruits verts, oviformes, herisses de courts aiguillons pointus sont tetrachotomes et se dressent dans les aisselles. Leurs graines reniformes et plates sont noires.
On n'est pas sur de l'origine de cette stramoine fortement hallucinogene qui divisent les botanistes. Certains pensent que la Datura stramonium est une espece de l'ancien monde, originaire des bords de la mer Caspienne , d'autres la font venir du Mexique ou d'Amerique du Nord, centrale et du sud, En Afrique du Nord, en Europe centrale et meridionale, au Proche-Orient et dans l'Himalaya

Différentes espèces

· Datura arborea
· Datura aurea
· Datura candida
· Datura discolor
· Datura dolichocarpa
· Datura fatuosa
· Datura ferox
· Datura indica
· Datura innoxia
· Datura metel
· Datura meteloides
· Datura sanguinea
· Datura suaveolens
· Datura stramonium
· Datura tatula
· Datura vulcanicola
· Datura willemsi
· Datura Ceratocaula
Comme les composants chimiques de toutes ces espèces sont similaires, il n'existes quasiment pas de différence dans leurs effets.

Effets / Contre-Effets

· Dilatations des veines
· Assechement de la peau
· Agitation
· Trip psychédélique

Mécanisme d'action

· Principal
Parasympatholytique: antagonisme competitif et surmontable vis a vis de l'acetylcholine et des autres muscariniques. Effets cardiovasculaires: A faible dose , bradycardie plus importante qu'avec l'atropine; a haute dose, tachycardie equivalente mais de courte duree , et suivie d'un retour a la normale ou de bradycardie ,s'oppose a la stimulation vagale. Tractus gastro-intestinal: diminue le tonus et les mouvements peristaltiques (action moins intense que l'atropine). Mydriase passive, paralysie flasque de l'accomodation. Dilatation des bronches; action moins intense que celle de l'atropine. Inhibe les secretions salivaires et sudorales (action plus intense que l'atropine.)

· Secondaire

L'action sur le systeme nerveux central est plus marquee que celle de l'atropien. Depression corticale (particulierement sur les aires motrices). Possibilite d'idiosyncrasie (hallucinations et excitation). Depression de la formation reticulee ascendante activatrice.

En trouver ?

Le datura pousse couramment en france a l'état naturel, elle est assez facile d'accès d'ou l'utilisation de plus en plus fréquente chez les toxicomanes. Malheuresement certaines intoxications à la datura ont déjà été découvertes. C'est donc une plante a utiliser avec de grande précaution. Elle est aussi utilisée en psychiatrie

Contre indications

Ne pas absorber en doses excessives car cela pourrait être mortelle ou provoquer une folie permanente

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MessageSujet: Re: les plantes hallucinogènes chamaniques   Jeu 19 Jan - 1:50



Ergot de seigle, Claviceps purpurea On sait que les rites d’Eleusis avaient lieu à l’automne, la nuit, et qu’ils proposaient aux participants la consommation du Kykeon, breuvage dont la composition reste toujours secrète (il s’agit probablement de l’ergot de seigle, champignon parasite hallucinogène dont nous parlerons plus loin), tout comme l’expérience qui lui est liée doit demeurer secrète.
Par ailleurs, l’ergot de seigle (Claviceps purpurea), une maladie cryptogamique affectant les grains de cette céréale, pouvait empoisonner des régions entières lorsqu’il était par mégarde moulu avec la farine. Au Moyen-Age, par ignorance et par manque de technique agricole moderne, ces empoisonnements collectifs étaient connus sous le nom de " feu Saint Antoine " ou épidémie de grand mal. En réalité, il s’agissait de véritables hallucinations collectives car le principe actif de l’ergot est en réalité apparenté au LSD.

son nom scientifique:
Claviceps


Définition du Larousse

L'ergot de seigle (Claviceps purpurea Tul.) est un champignon du groupe des ascomycètes, parasite du seigle, contenant des alcaloïdes polycycliques, comme l'ergométrine, l'ergocristinel, l'ergotoxine et l'ergotamine, dont est tiré l'acide lysergique, entrant notamment dans la composition du LSD.

Informations

Le Claviceps dont l'espèce étudiée (parmis la cinquantaine d'espèces) ici est le Claviceps purpurea que l'on trouve sous le nom d' Ergot de Seigle fait partie de la famille des Clavicipitales et on peut le trouver plus principalement dans les régions tempérées d'Europe, d'Afrique du Nord, d'Asie et d'Amerique du Nord

Description

On appelle ergot le scléroté (stade d'hibernation) du champignon parasite Claviceps purpurea qui s'attaque à certaines céréales et herbes sauvages, et particulièrement au seigle. L'ergot proprement dit est une masse courbée, calviforme, noire-violette de 1 à 6cm de long qui peut se développer à la place d'un grain. Le champignon produit des alcaloïdes psychotropes et toxiques.

Ce champignon se développe en deux temps : son cycle actif est suivi d'un cycle de dormance. Le sclérote se sépare de l'épi et tombe. Il germe au printemps en émettant de petits champignons globulaires pédicellés dans lesqueles se développent des ascospores filamenteuses. Celles-ci seront disséminées par le vent sur les stigmates du seigle. Les épis ainsi infestés développeront de nouveau de l'ergot.

Signification culturelle

L'ergot semble ne jamais avoir été consciemment utilisé comme hallucinogène dans l'Europe médiévale. Il était cependant souvent utilisé par les sages-femmes lors d'accouchements difficiles. L'ergot provoque des contractions des muscles lisses, c'est aussi un puissant vaso consctricteur.

Composition chimique

Les composants actifs de l'ergot sont des alcaloïdes de type ergoline, principalement des dérivés d'acide lysergique. Les alcaloïdes de l'ergot et leurs dérivés sont à la base d'importants médicaments utilisés en obsétrique, en medecine interne et en psychiatrie. On trouve aussi de l'ergotamine, l'ergocristine, l'ergocryptine,et l'ergométrine

L'hallucinogène le plus puissant, diéthylamide d'acide lysergique ou LSD est un dérivé synthétique.

Préparation des claviceps

Des macérations d'ergots sont consommées pour leurs effets psychotropes.

Effets / Contre effets

* vasoconstriction
* contraction muscle lisses
* intoxication
* dessechement


Doses

Aucun seuil n'a vraiment été crée, le dosage de ce champignon est assez dangereux.

L'ergotisme

L'intoxication à l'ergot de seigle,connue dès le Moyen-Age sous le nom de"feu de saint Antoine", est rarement retrouvée aujourd'hui du fait de la modification des habitudes alimentaires.Cependant, cette atteinte peut êtrerencontrée lors de prise médicamenteuse contenant de l'ergot de seigle. La prise médicamenteuse peut être relativementbrève, per fois potentialisée par la prise d'un autre médicament, en particulier TAO.L'ischémie peut toucher les membres supérieurs ou inférieurs. Les localisations digestives de l'ischémie sont beaucoup plus rares. La notion d'une intoxication médicamenteuse doit êtrerecherchée. La guérison survient àl'arrêt de la prise médicamenteuse,favorisée parfois par une protection vasculaire par un traitement anticoagulant.

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MessageSujet: Re: les plantes hallucinogènes chamaniques   Jeu 19 Jan - 1:51

le Pavot: En plus du vin et des bières, les Grecs connaissaient aussi l’usage ludique et cérémoniel du chanvre ainsi que l’usage thérapeutique de l’Opós Mekonos (qui par contraction deviendra Opium) et qui n’est autre que le " jus de pavot", recommandé par Hippocrate et plus tard par Galien comme remède universel et à qui l’opium doit son nom.

Papaver (nom scientifique)

Définition du Larousse

L'opium est une drogue narcotique tirée de la gousse non mûre du pavot (Papaver somniferum L. ou le synonyme paeoniflorum). Pour récolter l'opium, on incise la peau des cosses mûrissantes avec une lame coupante. La balafre exsude un latex blanc, laiteux, qui sèche en une résine brune. Grattée des gousses, cette résine constitue l'opium brut.

Informations

Le Papaver dont l'espèce étudiée ici est le Papaver Somniferum dont on connait plus la drogue qui en est extraite appelée opium fait partie de la famille des Papavéracés et on le trouve le plus souvent en Europe de l'est en Asie.

Description

Le Papaver Somniferum est une plante cultivée dans de nombreux pays. Elle peut atteindre une taille d'environ 1.2m. Ses fleurs peuvent avoir différentes couleurs comme le blanc, le rose, le rouge ou encore le violet. L'opium qui est extrait dans la gousse du pavot est utilisé depuis des siècles dans la médecine ou simplement a but récréatif. De nombreuses cultures illicites de Papaver Somniferum sont recensées partout dans le monde.

La plante est utilisée pour produire différents alcaloïdes comme la morphine, la codéine ou d'autres encore. C'est une des plantes les plus utilisée dans la medecine, en effet, traditionellement, l'opium séché pouvait servir d'antispasmodique, de diaphorétique, d'aphrodisiaque, de nartique ou de sédatif entre autre.

Historique

(source : l'Etape)

L'opium est utilisé depuis des siècles à des fins médicales et non médicales. Depuis le 16e siècle, on se sert d'une teinture d'opium, le laudanum, pour soulager la toux, les troubles nerveux ou la diarrhée, ce dernier usage constituant, aujourd'hui, le seul usage médical de l'opium. Il est cependant utile de mentionner que les alcaloïdes de l'opium que sont la morphine et la codéine servent encore aujourd'hui à soulager la douleur. L’opium médicinal est composé de produit de base, séché à une température modérée, puis réduit, auquel on rajoute entre 9.5 à 10% de lactose, d'amidon de riz ou de balle de cacao. L'Inde, l'Iran, la Bulgarie, la Grèce, la Turquie, l'ex-Yougoslavie et la France produisent cette plante à des fins pharmaceutiques. Des cultures illicites existent, notamment dans le "Triangle d'or" en Asie du Sud-est et en Asie centrale.

Composition chimique

Le Papaver Somniferum contient de nombreux alcaloïdes comme la morphine, la codéine, la thébaine, la papavérine, la narcotine et la narcérine

Préparation du papaver somniferum

L'opium est de couleur brun foncé, il peut être mangé ou bien fumé. Pour le fumé, on utilisera une pate qui une fois ramolie sera mise dans une pipe. Il faut savoir aussi que cette plante sert a la fabrication de nombreux médicaments qui seront donc vendus sous forme de gélules, de suppositoires ou autres capsules.

Effets / Contre effets

* sédatif
* agitation
* contraction des pupilles
* nausées
* ...

Graines psychoactives ?

Certaines personne disent que les graines du papaver somniferum pourraient provoquer un effet psychoactif. La réponse est NON. Certaines personnes ont essayé de mettre des graines dans de l'eau avec du citron et d'ensuite boire le liquide. Des effets doux ont été reportés. Ceux qui ont essayé cette méthode n'ont rapporté aucun effet du tout.

Deux théories :

* cela pourrait être possible du fait que les alcaloides puissent se propager de la cosse a la graine et donc produire quelques effets psychoactifs
* simplement un effet placebo

Sachant le nombre de graines qu'il faut utiliser et l'effet moindre, ce n'est qu'une perte de temps.

Dépendance

La plupart des opiacés consommés de façon régulière entraineront une dépendance psychologique et physique. La nécéssité d'augmenter les doses sera de plus en plus forte. La méthode la plus conseillé lorsqu'on ne peut pas arreter complètement la prise de ce produit est d'en prendre seulement 2/3 fois par semaines. Les alcaloïdes restent environ 24/48 dans le corps.

[color=red]Lois

La plante est illégale dans de nombreux pays[/color
], cependant le commerce de graines reste tout à fait légale du fait qu'elles ne possèdent aucuns alcaloïdes.

Culture

La plante aime les sols riches et ne resistera pas au gel. Elle peut pousser a l'intérieur comme à l'extérieur bien que l'extérieur est plus approprié du fait qu'elles adorent le soleil.

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MessageSujet: Re: les plantes hallucinogènes chamaniques   Jeu 19 Jan - 1:51


la coca Dans les Andes, depuis l’époque Inca, les paysans mâchent des feuilles de Coca pour tromper la faim et accroître la résistance au froid et à la fatigue, tout comme nous consommons du café pour les mêmes raisons. Egalement d’origine américaine, les stimulants tels que le Guarana et le Maté qui contiennent de la caféine, ainsi que le Cacao qui contient de la théobromine (nourriture divine), substance proche de la caféine, sont consommés depuis toujours

Erythroxylum Coca
Informations
Erythroxylum Coca est une plante originaire d'Amérique latine et plus précisement du Pérou. Il y a été découvert au moins 2500 ans avant notre ère et a toujours été consommé par les indiens des andes jusqu'à nos jours. En fait il y a deux variétés cultivés de E. Coca : var. Coca et var. Ipadu. De plus une autre espèce E. Novogranatense est aussi cultivée pour ces teneurs intéressantes en alcaloïdes, elle possède aussi deux variétés : var. Novogranatense et var. Truxillense. Elle est consommée dans une grande partie de l'Amérique du Sud comme au Pérou, en Bolivie, en Equateur, en Colombie, au Chili, en Argentine et au Paraguay. Elle ne pousse qu'en altitude au dessus de 2500 mètres (à l'état sauvage). Plus la plante est cultivée en altitude plus son taux d'alcaloïdes sera élevé. C'est à partir d'elle que l'on extrait la cocaïne, mais elle possède aussi d'autres alcaloïdes.

Description
Les feuilles de l'Erythroxylum Coca sont séchées puis machées par les indiens pour son effet stimulant. En effet il a été démontré que les alcaloïdes présents dans les feuilles augmentent le taux de globules rouges et permettent une meilleure oxygénation du sang et ainsi d'éviter le mal des montagnes pour mieux résister au travail en altitude. Les effets stimulants sont appréciés car ils leur permettent d'être moins fatigués et d'avoir une légère euphorie tout au long de la journée.

Signification culturelle
La coca est considérée comme un cadeau des dieux. Elle accompagne tous les moments de la vie sociale (de nouveaux mariés planteront un champ de coca, quand on fait un cadeau ou qu'on veut remercier quelqu'un on lui offre systématiquement des feuilles de coca...). Mais elle a aussi un rôle de divination (ainsi sans l'aide de ses feuilles les indiens ne pourraient prédir l'avenir...), mais aussi de diagnostic et de protection. On en faisait souvent cadeau aux dieux et servait à rendre les femmes fertiles.

Composition chimique
Les feuilles contiennent entre 0.25% et 2.25% d'alcaloïdes. La cocaïne et ses dérivés (methylcocaine, tropa cocaine et cinnamyl-cocaine) mais aussi de la nicotine, de l'ecgonidine et de l'hygrine. Les feuilles contiennent aussi beaucoup de nutriments (protéines, vitamines,...). La teneur en cocaïne est comprise entre 0.2% et 0.9% des feuilles mais ce taux peut monter à 1.2% si les conditions de culture sont optimales.

Préparation de la coca
Les feuilles sont séchées puis machées, généralement 4 ou 5 feuilles renouvelées si nécessaire en fonction de l'activité. L'action se fait sentir 15-20 min après le début de la mastication, l'absorption se fait par les muqueuses de la bouche. Les indiens font aussi des infusions de feuilles pour guérir les petits maux de la vie quotidienne.

Effets / Contre effets
· Stimulant et anti-fatigue
· Euphorie
· Bien-être
· Tension intérieure
· Impression d'expansion de la conscience (surement utilisé lors des rites divinatoires ou curatifs)
· ...

Doses
Traditionnelemement les indiens mâchent quelques feuilles mais attention, il ne faut pas prendre cette plante à la légère, chaque personne réagi différent, c'est pour cela qu'une petite dose pourra provoquer un grand effet chez quelqu'un et rien chez un autre.

Dépendance
Du fait de la faible quantité de cocaïne absorbée lorsque l'on mâche les feuilles, il est très facile d'arrêter sans sevrage.

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MessageSujet: Re: les plantes hallucinogènes chamaniques   Jeu 19 Jan - 1:51


la mandragore
Mandragora

Informations

Le Mandragora dont l'espèce étudiée ici est le Mandragora officinarum que l'on connait plus sous le nom de Mandragore fait parti de la famille des Solanacées et on peut le trouver plus principalement en Europe du Sud, Afrique du Nord et aussi l'Asie.

Description

La place exceptionnelle qu'occupe la mandragore comme racine magique et comme inébriant dans le floklore européen est unique. Connue pour ses propriétés toxiques et ses vertus médicinales et magiques réelles ou supposées, la mandragore fut crainte et respectée dans l'Europe de l'Antiquité et du Moyen-Age. Sa popularité et les pouvoirs magiques qu'on lui attribuait s'expliquent surtout par ses racines anthropomorphiques.
Il existe six espèces de mandragore, mais c'est la M. officinarum qui fut la plus important en Europe et au Proche-Orient où on l'utilisa comme hallucinogène en sorcellerie et dans d'autres pratiques magiques. Cette plante herbacée vivace, sans tige, possède une épaisse racine, le plus souvent fourchue et des feuilles oviformes. Les fleurs, blanc verdâtre, pourpres ou bleuâtres, en forme de clochettes, se présentent en grappe au milieu de la touffe de feuilles. La baie jaune diffuse un parfum délicieux.
La racine contient 0,4% d'alcaloïdes de type tropanol dont surtout la hyoscyamine et la scopolamine. On y trouve aussi de l'atropine, de la cuscohygrine et de la mandragorine.

Signification culturelle

La mandragore joue un rôle extraordinaire comme plante magique et comme drogue hallucinogène dans le folklore européen. Utilisée comme panacée, elle fut surement l'ingrédient le plus puissant des boissons hallucinogènes des sorcières.

Composition chimique

Ses composants psychotropes sont des alcaloïdes de type tropanol, le plus important étant la hyoscyamine. On trouve également de la scopolamine, de l'atropine et de la mandargorine. La racine contient en tout 0,4% d'alcaloïdes de type tropanol.

Préparation des Mandragore

Divers précautions devraient être prises pour déraciner la mandragore, car ses cris effroyables pouvaient rendre fou celui qui la ramassait.

Effets / Contre effets[/u]

· hallucinations
· ...

Doses

Aucun seuil n'a vraiment été crée, il ne faut pas prendre cette plante à la légère, chaque personne réagi différent, c'est pour cela qu'une petite dose pourra provoquer un grand effet chez quelqu'un et rien chez un autre.

Culture

Cette plante aime le soleil et un sol bien irrigué et assez riche. Il est recommandé de les faire pousser d'abord en intérieur puis une fois qu'elle commence a être bien developpée de les mettre en extérieur.

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MessageSujet: Re: les plantes hallucinogènes chamaniques   Jeu 19 Jan - 1:52


Hyoscyamus niger, Jusquiame

Informations
Le Hyoscyamus dont l'espèce étudiée ici est le Hyoscyamus Niger que l'on connait plus sous le nom de Jusquiame Noire fait parti de la famille des Solanacées et on peut le trouver plus principalement en Méditérannée et en Asie Mineure

Description
La jusquiame est une plante annuelle ou bisannuelle, visqueuse et velue, haute de 76cm qui dégage une forte odeur, caractéristique quand on l'écrase. Ses feuilles entières, parfois irrégulièrement dentées sont ovales et longues 5 à 10cm sur la partie supérieure, engainantes, allongées et plus petites à la base. Les fleurs jaunes ou vert jaunâtre, veinées de violet atteignent 4cm de long et sont fixées en panicule sur un cyme arqué. Le fruit est une capsule contenant plusieurs graines, enfermée dans un caline persistant. Elle etait utilisée dans l'Europe Antique et moyennageuse comme ingrédients des fuminations et des boissons et baumes des sorcières.
Les principes actifs de cette solanacée sont des alcaloïdes de type tropanol, dont la scopolamine fortement hallucinogène.

Signification culturelle
C'est la boisson des sorcières, une boisson magique. Elle provoque des transes divinatoires.

Composition chimique
Les principes actifs de ce genre de solanacées sont des alcaloïdes de type tropanol, particulièrement la hyoscyamine et la scopolamine. C'est la scopolamine qui provoque les hallucinations.

Préparation des Hyoscyamus
L' herbe séchée est fumée ou brulée comme de l'encens. Elle peut remplacer le houblon dans la fabrication de la bière. On utilise aussi les graines pour l'encens.

Effets / Contre effets
· hallucination
· narcotique
· rêve

Doses
Aucun seuil n'a vraiment été crée, il ne faut pas prendre cette plante à la légère, chaque personne réagi différent, c'est pour cela qu'une petite dose pourra provoquer un grand effet chez quelqu'un et rien chez un autre.

Médicaments à base de hyoscyamus
· ABBE CHAUPITRE N° 7 sol buv
· BORIPHARM GRANULES N° 3 granules
· COMPLEXE LEHNING IPECA N° 65 sol buv
· COMPLEXE LEHNING LOBELIA N° 74 sol buv
· COMPLEXE LEHNING OENANTHE CROCATA N° 78 sol buv
· COMPLEXE LEHNING TARENTULA N° 71 sol buv
· COMPLEXE LEHNING ZINCUM CYANIDUM N° 101 sol buv
· DOLIRELAX cp sublingual HOMEOGENE 46 cp L.72 S buv
· QUIETUDE sirop

Médecine
(source: plante-sauvage)
La jusquiame a surtout des propriétés sédatives. On l'utilise comme antispasmodique contre les spasmes de l'estomac, la maladie de Parkinson, les entérites, les entérocolites, les douleurs de la vessie, etc. On l'emploie aussi pour calmer les crises d'hystérie, l'agitation due à l'éthylisme, etc., contre les névralgies (du trijumeau, en premier lieu), et pour calmer les douleurs en général. En applications externes, on la recommande, en solution huileuse, contre la goutte, les rhumatismes, les contusions et les maux d'oreilles. On peut fumer les feuilles pour calmer les crises d'asthme.

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MessageSujet: Re: les plantes hallucinogènes chamaniques   Jeu 19 Jan - 1:53



Atropa belladone, Belladone

Définition du Larousse

Plante herbacée des taillis et décombres, à baies noires de la taille d'une cerise, très vénéreuses, dont certains alcaloïdes, tels que l'atropine, ont un interêt médical.

Informations

L'Atropa dont l'espèce étudiée ici est l'Atropa Belladonna et qui signifie Belladone. Celle plante fait partie de la famille des Solanacées et on peu la trouver plus principalement en Europe, Afrique du N. ou en Asie.

Description

Cette plante vivace très ramifiée, haute de 90cm peut être glabre ou vélue. Les fleurs solitaires marron-rouge donnent naissance à des baies noires et brillantes, de 3 à 4cm de diamètre. Toute la plante est riche en alcaloïdes. On la trouve dans les bois, les fourrés, sur des sols calcaires.

Il est probable que la belladonne fut un ingrédient important des boissons de sorcières durant l'antiquité. On connaît toute une série de rapports historiques parlant de cas d'empoisonnement accidentels ou volontaires à partir de cette plante. Elle joua un rôle en 1035, lors de la guerre des Ecossais, sous Duncan 1er, contre le roi Norvégien Sven Canute. Les Ecossais détruisirent l'armée scandinave en lui faisant parvenir des mets et de la bière empoisonnée par la belladone.

Sa principale substance psychotrope est l'atropine mais on y trouve aussi, en moindre quantité, de la scopolamine et des traces d'autres alcaloïdes de type tropanol. L'ensemble du contenu d'alcaloïdes représente 0.4% dans les feuilles, 0.5% dans les racines et 0.8% dans les graines.

Il existe une variété plus rare de belladone, var. lutea, dont les fleurs sont jaunes et d'autres variétés, moins connues. La belladone de l'Inde (atropa acuminata Royle et Lindl) est cultivée pour des raisons pharmaceutiques grâce a son taux elevé de scopolamine. En asie on trouve en outre la belladone caucasienne et turkmène. De nos jours la belladone est toujours cultivée pour l'utilisation pharmacologique de l'atropine.

Signification culturelle

C'est l'ingrédient de boisson des sorcières lors de sabbats. De nos jours, la belladone est la base de nombreux médicaments.


Composition chimique

Elle contient des alcaloïdes hallucinogènes. Le principal composant psychotrope est la hyoscyamine, mais on trouve aussi de la scopolamine et des traces d'autres alcaloïdes du type trypanol.

Préparation des belladones

C'est toute la plante qui contient des actifs psychotropes.

Effets / Contre effets

* hallucination
* dilatation des pupilles
* nausées
* desechement

Doses

Aucun seuil n'a vraiment été crée, il ne faut pas prendre cette plante à la légère, chaque personne réagi différent, c'est pour cela qu'une petite dose pourra provoquer la mort chez quelqu'un alors que chez quelqu'un d'autre il ne ressentira rien. A ne pas prendre à la légère !!

Toxicité de la plante

Cette plante est très toxique, même juste une petite dose peu provoqué un coma ou la mort. Ce sont les baies de la plante qui une fois mûres deviennent toxique, bien qu'elle aient l'air si jolies. Il est donc conseiller d'eloigner cette plante des enfants ou des animaux qui par mégarde pourraient y gouter. Des hommes et des femmes on déjà été empoisonnés car ils avaient mangé un lapin ou un oiseau qui s'etait nourri avec ces baies. En cas d'ingestion, provoquer un lavage gastrique ou faites vous vomir à plusieurs reprises.
Aucun seuil n'a vraiment été crée, il ne faut pas prendre cette plante à la légère, chaque personne réagi différent, c'est pour cela qu'une petite dose pourra provoquer la mort chez quelqu'un alors que chez quelqu'un d'autre il ne ressentira rien. A ne pas prendre à la légère !!

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MessageSujet: Re: les plantes hallucinogènes chamaniques   Jeu 19 Jan - 1:54



Psilocybe/Stropharia cubensis(Earle) ou champignon de Saint Isidore.

Probablement d'origine asiatique bien que, comme son nom l'indique, il ait été décrit pour la première fois d'après un spécimen collecté à Cuba. Très répandu et facile à cultiver, il pousse sur les bouses de vache, animal inconnu des précolombiens. Il a pu être introduit au Mexique à partir des Philipinnes, avec lesquelles les Espagnols entretenaient un commerce assidu.

Informations

Le Psilocybe dont l'espèce étudiée ici est le Psilocybe cubensis que l'on trouve sous le nom de Psilocybe fait partie de la famille des Strophariacées et on peut ce champignon est assez cosmopolite.

Description

Ce champignon, connu à Oaxaca sous le nom de hongo de San Isidoro et chez les Mazatèques sous celui de di-shi-tjo-le-rra-ja qui signifie le divin champignon du fumier. Il est un hallucinogène bien connu quoiqu'il ne soit pas utilisé par tous les chamans. Il est haut de 4 à 8cm et il peut, rarement, depasser 15cm. Le chapeau conique et en cloche d'abord pointu, devient ensuite convexe ou plat.

Jaune doré, il devient jaune-brun à blanchâtre sur les bords. Il se cyanose avec l'âge ou apres une meutrissure. Le pied est creux, généralement plus épais a la base, blanc puis jaunâtre ou rouge cendré. Les lamelles vont du blanchâtre au gris sombre violacé ou au brun-poupre. C'est la psilocybine qui agit dans ce champignon

Stropharia ou Psilocybe

Alors Strophaire ou Psilocybe ? Ceux qui le classent parmi les Strophaire ont beaucoup d'arguments mais pour simplifier on va en retenir que deux ; ce champignon comporte un anneau et il s'adapte facilement à la culture, et ceux qui le classent parmi les Psilocybes se basent sur le fait qu'il contient de la psilocybine. Aujourd'hui il est considéré comme un Psilocybe, mais vu que la nomenclature des champignons varie constamment on peut s'attendre que dans les années à suivre il soit à nouveau parmi les Strophaires.

Historique

En 1906, un mycologue, Earl, répertorie un nouveau champignon près de Cubas, il le nomme Stropharia cubensis, jusqu'à là tout est normal. C'est en 1956, durant les voyages faits par R.Heim et R. G. Wasson au Mexique, qu'ils remarquent que parmi les champignons utiliser dans les rituelles, il n'y avait pas que des Psilocybes mais également un Strophaire, il fut identifier comme étant le Stropharia cubensis Earl, or les Indiens le considèrent comme un espèce moins puissante que les Psilocybes, voir même dangereuse, ça peut s'expliquer par le fait que ce champignon fut introduit, par hasard, en Amérique par les Espagnols, puisque celui-ci pousse uniquement sur les fientes de boeufs et les boeufs ont été amenés par les Espagnols. Pour mettre en évidence ses propriétés psycho-actives, R. Heim en a manger 120g frais (c'est pas très malin !) et par la suite A. Hofmann à réaliser une chromatographie (un peu plus sage). Depuis, cette espèce a été trouvé partout sur le globe, en Thaïlande, au Combodge, etc. beaucoup de spécimens commercialisés ont été ramassé par des inconnues, mais la plus grande contribution fut celle de John Allen (www.mushroomjohn.com ), d'autres souches ont été crée pour faciliter leur culture en intérieur. Ce champignon est le plus cultiver au monde, il est bien adapter à la culture en intérieur est n'est pas très sensible donc il permet une grande marge d'erreur ce qui plaie au débutant. Certains livres aux titres accrocheurs ont aussi contribué à ce succès.


Caractère distinctifs

Le chapeau, à pellicule visqueuse, atteint, adulte, de 4 à 7 et jusqu'à 8 cm de diamètre : tout d'abord fermé, ogival , puis galériculé, brun chocolat, ou d'un fauve chamois, parcouru de fines et longues stries parallèles, il est muni le plus souvent d'un mamelon central, aigu, ocre ou triangulaires blanches, formant des cercles concentriques ; la marge, d'abord enroulée, est pourvue au début d'un voile blanc qui bleuit parfois. Le pied non séparable du chapeau, long mais robuste, raide, cylindracé, s'enflant à la base, mesure jusqu'à 11 cm de hauteur, et se montre fortement strié, blanc sale ou jaune ocré clair en haut, ocre plus ou moins verdâtre en bas, très fibreux, largement canaliculé, muni d'un anneau infère, ample, membraneaux, d échiré, presque toujours persistant marqué de la teinte pourpre noir que lui apporte le dépôt des spores en masse. Les lames sont nombreuses, minces, larges, fragiles, adnexées-échancrées, brun glauque foncé, pommelées. La chaire, jaune pâle, bleuit presque instantanément à l'air ; elle est finalement bleu-noir ; molle-cotonneuse, elle possède une fine odeur de terreau et de rave à laquelle se mêle celle d'iris. Les spores de 12-15 x 8-10 μ, obovoïde, offrent un profil frontal pourpré. La sporée se montre noir-pourpre violacé

Signification culturelle

C'est un usage qui date de la mythologie et qui est sacré. Il est maintenant utilisé de nos jours lors des divinations ou des rituels thérapeutiques. Le contact avec le christianisme ou les idées modernes ne semble pas avoir affecté la profonde vénération qui caractérise le rite des champignons.

Composition chimique

Les principaux alcaloïdes sont la psilocybine et la psilocine. Chaque champignon séché contient environ entre 0,2 et 0,6% de psilocybine et un peu moins de psilocine. Ce sont des valeurs moyennes, elles ne sont pas forcements représentatifs de la souche que vous cultivez.

Teneur en eau du champignon frais : 90 %, elle dépendant du système d'humidification que vous utiliser.

Pour les champignons sec : Psilocybine : 0,60 % , Psilocine : 0,10 % , Des traces de baeocystine

Préparation des psilocybe

Ils sont mangés sec ou frais, soit écrasés ou bus en infusion. La méthode dependra du chaman et du goût du champignon.

Effets / Contre effets

* hallucination
* rêve
* dessechement


Doses

Pour ces champignons les doses varient de 2 à 30 champignons environ par trip. La dose pour un trip normal est de 2 grammes

En générale, la dose pour un « trip normal » se situe vers 2g sec, si vous n'avez aucunes données sur la teneur en psilocybine de votre souche, il est préférable de commencer par 1g sec et monter tout doucement. Ensuite pour les champignons frais, il vaut mieux prendre pour un "trip normal" 15 g, car même si un champignon contient 90% d'eau, la grande majorité des utilisateurs considèrent que les champignons frais sont plus puisant que les secs (durant la déshydratation, les molécules actives s'oxydent), et puis de même, si vous n'avez pas d'informations précises commencez par 5g et montez tout doucement, c'est plus prudent et même si vous risquez d'être déçu, au moins vous ne risquez pas de perdre le contrôle.

Différents espèces

* Psilocybe Cubensis Hawaii
* Psilocybe Cubensis Argentina
* Psilocybe Cubensis Thai
* Psilocybe Cubensis Cambodia
* Psilocybe Cubensis Ecuador
* Psilocybe Cubensis South Africa
* Psilocybe Cubensis Mexico
* Psilocybe Cubensis Koh Samui
* ...


Spécifications des différentes souches

Attention ces valeurs sont souvent données à partir d'échantillons ramassé en nature ou bien cultivé à partir d'une sporée réalisé d'un spécimen ramassé en nature, on ne peut donc plus en tenir compte pour les échantillons actuelles qui sont le fruit d'un enchaînement de culture, ce qui modifie beaucoup la génétique du champignon. Il est aussi possible que les spécimens qui ont servie pour réaliser les analyses ne soit pas les mêmes que ceux qui sont commercialiser.

* Huaulta (Mexique)
o Psilocybine : 0,25%
o Traces de psilocine.

* Bangkok (Thaïlande)
o Psilocybine : 0,5%
o Psilocine : 0,1%

* Pnom-Penh (Combodge)
o Psilocybine : 0,3%
o Traces de psilocine.

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MessageSujet: Re: les plantes hallucinogènes chamaniques   Jeu 19 Jan - 1:55


Salvia divinorum

Informations

La Salvia dont l'espèce étudiée ici est la Salvia Divinorum que l'on trouve sous le nom de Sauges des devins fait partie de la famille des Labiacées et on peut le trouver plus principalement en Oaxaca ou au Mexique.

Description

Les Mazatèques d'Oaxaca, au Mexique, utilisent la Salvia au cours de rituels de divination pour ses propriétés hallucinogènes. Ils en machent les feuilles fraîches ou les avalents apres les avoir ecrasées et delayées dans un peu d'eau. Connue sous le nom de hierba de la pastora (herbe de la bergère) ou hierba de la Virgen (herbe de la vierge), elle est cultivée sur des lopins cachés dans la forêt.

C'est un plante herbacée vivace aux feuilles oviformes, finement dentées. Il est possible que le narcotique aztèque pipilzintzintli était la Salvia Divinorum. Aujourd'hui cette plante ne semble plus être utilisée par les Mazatèques


Signification culturelle

Elle est cultivée pour ses propriétés hallucinogènes puis utilisée lors de rituels ou de divinations. Elle remplace les graines de teonanacatl ou d'ololiuqui.

Composition chimique

La plante renferme plusieurs composants :

* Salvinorine-A (~96%)
* Salvinorine-B (~4%)

Il existe également d’autres composants mais en très faible quantité comme :

* Salvinorine-C
* Salvinorine-D
* Salvinorine-E
* Salvinorine-F
* Divinatorin-A
* Divinatorin-B
* Divinatorin-C
* Hardwickiic acid

La salvinorine-A étant le principe actif le plus puissant et probablement le seul à l'origine des effets (l’activité des autres substances, quantitativement moins importantes, n’est pas encore démontrée) (Valdes, 2001). La Salvinorine-A se concentre entre 0.089% et 0.37% en masse dans les feuilles séchées.

Préparation de la Salvia

Plusieurs modes de consommation sont décrits. Traditionnellement, les feuilles sont mâchées, chiquées ou infusées. Les feuilles séchées peuvent être fumées ou reconstituées par de l'eau puis secondairement mâchées. Pour avoir un effet optimal, l'utilisation d'une pipe à eau est conseillée pour maintenir une température élevée pour que la salvinorine A puisse être active. Cette substance est mieux absorbée par la muqueuse buccale que par la muqueuse gastro-intestinale. Elle possède un goût amer qui occasionne une hypersalivation.

L’intensité et la cinétique des effets psychiques sont dépendants du mode de préparation, de la voie d’administration et de la quantité de substance consommée. Ils débutent en quelques secondes et durent de 15 à 20 minutes, lorsque les feuilles sont fumées ou 20 minutes à une heure quand elles sont mâchées. La dose de 200 micro-grammes de Salvinorine-A en inhalation est considéré comme seuil effectif dans la production des troubles (Siebert, 1994).

Effets / Contre effets

* psychotrope
* apaisement
* decontraction
* dessechement


Doses

La salvia divinorum peut s'acheter avec differentes puissance, la salvia normale, la x5 , la x10, x20 etc... Ces multiplicateurs multiplient la puissance de la plante. Ici je prendrais les doses necessaires avec la salvia x5 (minimum pour avoir une transe)

* Light : 1/20 à 1/10 de gramme
* Moyen : 1/15 à 1/6 de gramme
* Bon : 1/8 à 1/4 de gramme


Plateau

(source: Dr Djezzar S, Pr Dally S)

Les effets réalisent une transe ou voyage qui évolue graduellement en 6 étapes fonction de la quantité de substance absorbée. On décrit une échelle de ce voyage en S-A-L-V-I-A dont chaque lettre correspond à un degré croissant des troubles (source :Salvia Divinorum FAQ par Sage Student) :

* S : pour "effet subtil" : c'est la première phase du trip réalisant un état de relaxation avec des effets légers comparés à ceux produits par de faibles doses de marijuana,
* A : pour "perception altérée" : phase de modification des processus de pensées durant laquelle on décrit une appréciation renforcée de la musique avec modification discrète de l'espace.
* L : pour "léger état visionnaire" : effets psychédéliques, perception d'images, les yeux fermés, souvent bidimensionnelles apparaissent à ce stade. Il s'agit d'un état proche de l'hypnose mais avec maintien d'une perception intacte de la réalité,
* V : pour "état visuel" : les yeux fermés, le sujet entre dans un état de rêve, amorce un voyage chamanique (trip) à travers le monde et les âges avec des images tridimensionnelles. C'est l'état du tapis volant. L'état de conscience reste encore lucide,
* I : pour "identité altérée" : il y a perte d'identité personnelle avec expériences mystiques et fusion avec d'autres objets ou avec l'univers,
* A : pour "anesthésie" : cet état s'observe lors de la consommation de fortes doses de la substance. C'est la perte de conscience durant plusieurs minutes avec possibilité de somnambulisme et passage à l'acte. Une amnésie secondaire est observée.

La salvinorine A est un diterpène dont le mécanisme pharmacologique à l'origine des effets hallucinogènes reste encore à démontrer. Elle ne semble pas agir sur les récepteurs classiques (5-HT2A) des hallucinogènes habituels tels que la phencyclydine et structurellement elle s'en distingue totalement. Les études testant d'autres récepteurs se sont également avérées négatives (Siebert, 1994).

Récemment, Roth a démontré que la salvorine A agirait comme un puissant agoniste sélectif des récepteurs opioïdes kappa. Ces récepteurs sont déjà connus pour leur rôle dans l'analgésie, la sédation mais également dans les troubles psychiques psychodysleptiques à fortes doses (Magistretti, 1998). Des études cliniques sur des volontaires sains, testant les effets de deux agonistes sélectifs des récepteurs opioïdes kappa (benzomorphane et l'énadoline), ont permis de préciser ces manifestations psychiques. Les troubles décrits varient de la simple confusion aux phénomènes de dépersonnalisation, déréalisation et distorsions visuelles avec troubles de la perception corporelle, spatiale ou temporelle (Pfeiffer, 1986 ; Walsh, 2001).

L'usage actuel des substances psychédéliques qu’elles soient naturelles ou synthétiques, ne s'intègre pas dans un contexte chamanique mais se rapprocherait plutôt à un usage récréatif ou expérimental à l'échelle individuelle. Il poursuit un but de transcendance, d'expérience imaginaire et exploratoire généralement en dehors de tout contextecérémonial.

En France, l'Observatoire Français des Drogues et Toxicomanies (OFDT) signale l'émergence de l'usage des produits naturels hallucinogènes, dont la Salvia Divinorum, dans le sud de la France depuis 2001 (Bello, 2002).

On pourrait s'attendre à la diffusion plus ou moins rapide et importante de la sauge divinatoire en raison de la notion de "produit naturel" (supposé être sans risque) et du statut actuel non contrôlé de cette plante. Celle-ci pourrait supplanter des substances synthétiques, notamment amphétaminiques, en raison, entre autres, du risque detoxicité notoire de ces dernières.

Pour pas mal d'informations sur cette plante allez consulter le site http://divinesalvia.free.fr/

Lois

France : En France la possession de salvia divonrum est légale, en effet ni la salvia ou la Salvinorine A, B, C ou D ne sont interdite et ne sont donc pas repertorié dans les stupéfiant. La Salvinorine A n'est pas un alcaloïde, il n'a donc rien de commun avec d'autres drogues comme le lsd, l'ecstasy ou d'autres.

Belgique : La Salvinorine A est interdite depuis octobre 2004 ce qui rend la salvia divinorum inutilisable.

Etats-Unis : La Salvia divinorum est légal dans tous les états des USA. DE nombreux essais ont été tentés pour interdite la salvia au USA mais ils ont toujours echoués. Seul le Missouri a pu voir aboutir une loi, en effet dans cet état, seul les personnes de plus de 18ans auront le droit de consommer de la salvia divinorum.

Australie : C'est en Juin 2002 que l'Australie devint le premier pays interdisant la salvia divinorum. La Salvinorine A est interdite par la loi dans ce pays.

Danemark : Depuis 2003, la salvia divinorum est seulement utilisée pour la recherche et la medecine. Toute possession de cette plante est illégale.

Finlande : Utilisation de la salvia a but médical et pour la recherche.

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MessageSujet: Re: les plantes hallucinogènes chamaniques   Jeu 19 Jan - 3:25



Anadenanthera Perigrina appelé aussi Yopo

Informations

L'anadenanthera dont l'espèce étudiée ici est l'anandenanthera perigrina. On connait plus souvent le nom des graines de cet arbre qui sont appelés yopo. Cet arbre fait partie de la famille des légumineuses et on le trouve plus souvent dans les regions tropicales de l'Amérique du Sud ou dans les antilles.

Description

L'Anadenanthera peregrina est un arbre ressemblant au mimosa, qui pousse principalement dans les steppes. Il peut atteindre 20m de haut avec un tronc de 60cm de diamètre. Son écorce noirâtre est couverte d'épines coniques et acérées. Les feuilles composées ont entre quinze et vingt paires de petites folioles velues. Les minuscules fleurs blanches sont groupées en sphères et composent de petit bouquets axillaires ou terminaux. Les cosses ligneuses contiennent 3 à 10 minces graines rondes et plates d'un noir brillant. Dans le bassin de l'orénoque, la plante sert a fabriquer une poudre a priser fortement hallucinogène, connue sous le nom de Yopo. Cette drogue dont il existe plusieurs modes de fabrication, etait jadis même connue aux Antilles sous le nom de cohoba. On en signalait déjà l'usage rituel chamanique en 1496. Il a malheureusement disparu avec l'extermination des autochtones.

Ces arbre poussant en lisière des grandes forêts de Guyane est encore utilisé par diverses tribus, surtout par les Yanomami et les Waika, pour la fabrication d'epena. La poudre a priser est obtenue a partir des graines auxquelles sont ajoutées d'autres substances et des cendre végétales. Les chamans des peuples de l'Orénoque cultivent cet arbre qui ne pousse pas chez eux, s'assurant ainsi leur stock de poudre a priser.

Signification culturelle

Il est fumé comme hallucinogène par les indiens du Nord de l'argentine

Composition chimique

Il contient des dérivés de tryptamine et des beta-carbolines. ( DMT, MeO 5-MDT, bufotenine)

Préparation des anadenanthera

Une poudre a priser est fabriquée a partir des graines humidifiées, réduites en pate et sechées sur un feu. Broyées, elles donnent une poudre gris vert qui est melangée à des cendres végétales alcalines ou des coquilles d'escargot ecrasée.

Effets / Contre effets

* frémissements des muscles
* légères convulsion
* manque de coordination musculaire
* Hallucination visuelles
* sommeil agité
* macroscopie


Culture

Les graines fraîches germent très facilement, mais les graines venduent dans des smart shop sont pour la plupart innéficace car trop vielles. Il est important d'acheter seulement des graines vendues comme 'viables 'si vous avez l'intention de faire pousser cet arbre.

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MessageSujet: Re: les plantes hallucinogènes chamaniques   Jeu 19 Jan - 3:33



Brugmansia Sanguinea appelée aussi Trompette de l'Ange Rouge

Informations

Brugmansia dont l'espèce etudié ici est le Brugmansia sanguinea, qui signifie stramoine sanguine, il fait parti de la famille des Solanacées et on la retrouve plus principalement dans l'ouest de l'Amérique du Sud.

Description

Ce Brugmansia vivace, fortement ramifié atteint 2 à 5m de haut et developpe un tronc lignifié. Les fueilles gris-vert et velues sont grossièrement dentelées. La stramoine sanguine n'exhales pas de parfum le soir. Ses fleurs habituellement vertes à la base sont jaunes au milieu et rouges sur les bords. Il existe des variétés vert-rouge, entièrement jaunes, jaunes-rouge et presque entièrement rouges. Les fruits ovales et ventrus, au bout pointu sont lisses et souvent partiellement recouverts du calice desséché. En Colmobie, l'époque précolmobienne a vu l'utilisation de cette puissante plante chamanique lors de cérémonies dédiées au culte du soleil. En Equateur et au Pérou, des chamans et des curanderos l'utilisent toujours comme hallucinogène.

La plante entière contient des alcaloïdes de type tropanol. Les fleurs renferment essentiellement de l'atropine et des traces de l-scopolamine (hyoscine). Les graines contiennent environ 0.17% d'alcaloïdes dont 78% de l-scopolamine

Signification culturelle

Les indiens de la vallée du Sibundoyn utilisent les Brugmansia dans un but magico-thérapeutique, les Mapuches comme médicaments pour les enfants recalcitrants. Autrefois les Chibcha faisaient boire de la chicha fermentée aux femmes et aux esclaves des chefs défunts, pour les rendre léthargiques avant de les enterrer vivant avec leur mari ou leur maitre.

Composition chimique

Toutes les espèces de Brugmansia se ressemblent chimiquement, même les variétés contenant moins d'alcaloïdes. Leur principal composant psychotrope est la scopolamine. Les Brugmansia sont de dangereux hallucinogènes. L'ivresse est souvent si violente que le consommateur doit être retenu jusqu'a que survienne une profonde léthargie accompagnée de vision.

Préparation des brugmansia

Les graines sont généralement pulvérisées, puis ajoutées à des boissons fermentées. On fait une infusion avec des feuilles

Effets / Contre effets

* ivresse
* léthargie
* visions
* hallucinations.


Culture

* Lieu de culture : Véranda non chauffée ou serre froide (environ 3°C). Culture quelque fois possible en pleine terre dans les régions les plus chaudes (Côte d'Azur ou littoral atlantique par exemple). Culture à l'extérieur possible durant la saison estivale..
* Température minimale de conservation généralement observée : 3 °C.
* Exemple de substrat à utiliser : 50% de terreau horticole du commerce, 20 % de fumier très décomposé type OR BRUN, 30 % de terre végétale.
* Arrosage durant la saison hivernale : Sol sec : arroser uniquement lorsque le substrat est sec sur plusieurs centimètres en surface.
* Arrosage durant la saison estivale : Sol mouillé : arroser de façon à ce que le substrat soit toujours humide.
* Exposition recommandée : Plein soleil


Doses

Aucun seuil n'a vraiment été crée, il ne faut pas prendre cette plante à la légère, chaque personne réagi différent, c'est pour cela qu'une petite dose pourra provoquer la mort chez quelqu'un alors que chez quelqu'un d'autre il ne ressentira rien. A ne pas prendre à la légère !!

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les plantes hallucinogènes chamaniques

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